• Bluff

    Jouer à l'amour entre-parenthèse

    Se pencher à la fenêtre de l'impossible lendemain

    Tout se quitte en perle l'une après l'autre enfilée

    Marcher l'un vers l'autre éblouit par le jaune du soleil

    A taton les bras lancés en avant épées sans lame

    Les mains suspendues comme des encensoirs

    Le corridor de la mort est certainement blanc

    Il avance en souriant sur le brancard des blessures qui suppurent

    Figure blafarde aux yeux souriants quand la falaise s'éffondre

    Ensevelisant tout souvenir en accordéon de tango argentin

    L'estomac se pend à la poutre d'Essenine.

    Plus d'encre pour noicir l'avenir.

    Dehors le saltimbanque joue solitaire oublié

     Mon ame assassinée sur le buché de la purification

    Se lamente au son de la clarinette des disparus klezmers.

    Un mélange sur portée en clé de sol et courant d'air en zigzag

    Bluff

    S'élève du choeur de la synagogue saignante des noms des assassinés

    Le chant impossible à tenir dans cette commémoration permantes des gazés graves.

    Sortir du poulailler des oeufs jamais pondus

    En vivant sans défense le chaque jour du roman de l'amour.

     


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