• Ballade sans fin II et III

    Retour d'école

     

     

     

     

     

    Le temps se fatigue à vouloir se faire oublier.

     

    De partout les trottoirs se posent à nos pas de retour d'école

     

    Il me suit avec ses chaussures rouges de pompiers et son anorak jaune feu ! De loin seulement car il a grandi et considère que cela l 'humilie de revenir avec sa grand-mère de l'école alors qu'il va verser dans la grande école celle où enfin il apprendra une langue étrangère pour conquérir les pays étrangers.

     

    Je me retourne parfois pour m'assurer de son suivi. Nous traversons des routes menaçantes . La préfecture lieu de pouvoir républicain se tient en silence devant nous sur la place de Verdun vide, seulement traversé par des piétons lents ou rapides selon leur horaires.

     

    Le tram est là posé à l'arrêt . Ses portes s'ouvrent lentement . Nous y entrons l'un derrière l'autre comme des étrangers l'un à l'autre.

     

    Je m'assoie en soupirant .

     

    Nous allons vers sa mère dans son atelier d'animatrice d'arts récréatifs à l'école primaire du quartier. Je le laisse devant la grille haute. Il passe devant le gardien d'entrée. Il est connu il est le fils de sa mère et cela lui donne le droit d'entrer dans l'école.

     

    Je me détourne et grimpe vers la maison des habitants. Je prend une passerelle que j'ai toujours évitée de prendre car je n'en voyais pas l'issue. Mal m'en prends ! Je prends la passerelle tourne à droite car la passerelle n'est plus qu'un cul de sac m'obligeant à tourner le dos à ma direction volontaire. Je poursuis en cherchant une délivrance , n'importe laquelle car les murs transpirent la souffrance des jeunes hommes. Finalement je trouve des escaliers pour descendre et là je vois un homme tourné contre un mur avec une occupation secrète. J'essaye de ne pas me faire remarquer. J'avance en douceur et fermement. L'escalier glisse . Je me tiens à la rampe et découvre encore quatre hommes douteux habillés de noirs et à l'esprit de comploteurs. Ils m'ont laissée passer sans me parler ni me bousculer.

     

    Enfin j'arrive dans le parc bordé par des jardins d'habitants que j'adore observer tant il y a diversité de plantes cultivées.

     

    Mon parcours s'arrête à la maison des habitants où je participe à des achats groupés. J'entre dans cette maison des habitants et trouve une ambiance pacifique style mai 1968. Je retrouve une nouvelle connaissance qui me fascine par sa rigueur et sa profonde honnêteté Et aussi une ex-élue municipale qui habitait à côté de ma sœur la voleuse d'enfant.

     

     

     

     

     

     

     

    Repas de midi en semaine

     

    Je l'attendais pour midi. J'avais préparé des lardons aux oignons avec sauce tomate au basilic et poireaux coupés en rondelle. Le riz complet attendait de passer sur la table où j'aurai mis la table pour trois si nous avions été plus de deux pour faire bon accueil au troisième. Oui toujours tenir compte de la dernière personne silencieuse qui avance sans bruit dans la maison à deux étages qui ne nous renseigne pas sur qui est là et qui n'est pas là. D'ailleurs c'est merveilleux de ne pas savoir car comme cela je fais comme si quelqu'un est dans la maison. Je me contiens ! Je ne claque pas les portes je les accompagnent pour qu'elles caressent le montant quand je fais rentrer le penne avec délicatesse dans sa place et que je caresse la poignée en remerciement pour service rendu avec gentillesse par la porte.

     

     

     

    Elle a envoyé un SMS au moment où elle s'est rendue compte qu'elle n'avait pas le temps de venir partager le repas avec moi.

     

     

     

    Le SMS qui fait la loi sans cesse qui ne prévient pas et qui défend la position de l'envoyeur en rendez-vous obligé ou en rendez-vous stoppé. La loi du SMS sans discussion possible qui oblige au respect, à l'acceptation du dire, du contenu exprimé succinctement et sans nuance quoi qu’était l'attente du réceptionniste moi en l’occurrence ! Deux fois cette semaine par SMS décommande de deux repas qui me mobilise depuis la veille qui domine mon sommeil et mon réveil : je serai occupée à midi avec un tel ou une telle . De l'importance pour l'emploi du temps à la journée près , aucune importance pour mon avenir.

     

    Mon avenir qui se raccourcit inexorablement la biologie pesant de plus en plus sur moi . Tous les jours je me figure la fin brutale à La Marc Aurel !

     


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