• Au recueil de mes nuits

    Au recueil de mes nuits




    Au recueil de mes nuits
    S'ajoute celle d'hier
    Encore posée sur mon cœur.

    Tu sera venu
    De si près
    Que ton lointain pays nous ignore.

    Tu seras reparti si près
    Que ton lointain pays ne peut nous juger
    Nous enfants de Bohème.

    Tu glisses infiniment sur notre lit de personne, la nuit.
    Mes souvenirs perforent mes autres fois
    Où je t'ai retrouvé.
    Enivrée par ton toucher tu me lâches au matin.

    Quand au soir tu me donnes
    De tes mains mille caresses.
    Tes mains en exil  de femme.

    Tes mains vivent lentement sur moi.
    Leur brise si douce me liquéfie en sanglot.
    Le zéphyr de tes doigts t`appartient-il?
    Est-il celui d`une divinité feu follet nous liant en feu d`artifice?

    Nous sommes cette transparence du verre en cristal.
    Notre amour se dirige vers l`épaisseur de nos adieux.

    Entre-temps l'exil a commencé
    Dès le premier jour, entre nous.
    Nous ne savions quoi dire!
    Notre langage n'avait pas de mots d'amours communs.
    Nous ne savions plus les utiliser pour nous si proches.
    Silencieux dans le jour du matin et le jour du soir.
    Nous retrouvions  notre tendresse couleur arc-en-ciel
    Dans la parenthèse muette de nos existences.

    L`amour nous est étroit.
    La mort nous est largement offerte .
    Coulons à reculons dans l`adieu de nos corps.

      Épousons dans le murmure dangereux de l`épaisseur nocturne
    Notre ailleurs, cette ultime présence à l`autre.


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