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    Oui Maya trouvera
    Matrice

    Revenir à l'âme
    Tellement ténue
    Déroutante
    Invisible sans musique
    Ni haine
    Impossible à mettre sous le boisseau

    Est-ce le loup du chaperon rouge

    Rouge fasciné par cette couleur
    Ce dialogue entre une petite fille
    Cette vulnérabilité et un loup dominant

    Dingue que les religieux aient laissé passer
    Le scandale de cette relation zoophile
    De même l'âme et moi une relation scandaleuse
    Impossible à visualiser

    Avec ce pourri de Noël
    Au même moment
    Où le peuple d'Alep est assassiné
    Ma totalité est souffrante
    Mon peuple mondial agonise

     

    Trouver les racines du dérangement
    La catastrophe c'est le progrès
    La victoire de l'homme riche


    Sidération devant notre impuissance
    Fascination pour les catastrophes
    Elle est attendue
    Regardée

     


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  • Ne rien sentirFuirSurprise au matindans le lit de ma mainÉpuisée par la ronde des faire-semblantsJe galope dans le pré en fleurs savantesUne rumeur s'élance vers le paradisDes morts sans parolesDe la tendresse à revendreUn meuble qui garde en mémoire la présence de tes vêtements et documentsRaillerie du destinÉnervement de revenir sans cesse vers toi Absente pour toujours
    Pour qui sonne le glasLa rue est impénétrableSe succèdent des moments sans tendresse et sans abandonÉcœurement à l'as de pic sur tapis vert la chance
    Myosotis courageux au milieu de la chambre mortuaireCette solitude immense comme la bataille de WaterlooÀ ramasser à la pelle sur la descente de la cascadeCreuser dans la mine des regrets En galerie étouffanteRamasser des brumes d'ignorance et des fagots de remords.
    Ciel sous lune bruneEn repos dans la brisure de la clarinetteMusique sans bruit à mille lieux d'iciRendez-vous au seuil de l'arche de la grottePour l'éternité du feu du piège de la vieEt de toi si procheDans ta froideur de chair abandonnée.

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  • Égarée dans mes pensées

     

    Je cherche le petit Poucet

     

    Dans la forêt sombre

     

    Je marche en suivant les cailloux blancs qu'il a semé pour moi

     

    D'un pas lent

     

    Escargot jaune devenue

     

    J'hésite sur le chemin bordé de lauriers roses

     

    J'avance dans le creux sombre des cachettes amoureuses

     

    Jeux de mains

     

    Sans fin

     

     

     

    Du ciel descend une pluie de sel d'amour

     

    Embellissant l'avenir

     

    Toute petite chose

     

    Dans cette grande forêt en manteau d'hiver

     

    Je tâtonne en suivant la biche qui danse

     

    En boléro accompagnée par l'accordéon.

     

     

     

    Je rejoins,

     

    Sourire en forme de lune

     

    La ruche de la résignation.

     

    Chassée à pas de dingue

     

    Je recule en tortue du sommeil.

     

     

     

    Je touche mon nez cassé

     

    Par une gifle d'amoureux possessif.

     

    Un laissez-allez sous les feuilles de tabac

     

    Des contraintes épidermiques.

     

     

     

    Fée Clochette alerte

     

    Petit singe débordant de féminité

     

    Volette autour du rosier dépouillé de ses épines.

     

    Elle m'encourage à partir

     

    En recherche d'aventure

     

    Simple clin d’œil aux aléas de la vie.

     

     

     

    Je continue à suivre ces merveilleux cailloux blancs

     

    Éparpillés sur la terre d'ici-bas

     

    Par un petit bonhomme courageux !

     


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    Tu sais

     

    Par Christiane Genet le 6 Novembre 2016 à 23:30

    Tu sais
    Tu ne peux t'en tenir à cela
    Les fantômes
    Qui se perdent dans l'espace du doute du doute

    Tu sais
    Retiens la tiédeur du moment quand tu es

    Assis dans le creux du coussin rouge du désir

     

    Tu sais

    C'est si simple d'aller en tenant ma main

    Tranquillement sur le chemin blanc
    Entouré de tes souvenirs

     

    Du rien tendre
    De l'herbe qui se couvre de neige
    Brodée par l'emprunte des patte de moineaux
    Le blizzard te pique la figure dès l'aurore
    dans l'arc-en-ciel pour tous

     Tu sais
    Reste un instant avec moi
    Je resterai avec toi
    Te réchaufferai
    Chasserai tous tes fantômes je
    Te demande de m'aider à cela

     

    Tu sais
    Compte sur moi
    Le
    destin est un joueur de première classe.
    Il ne se connaît pas lui-même
    Ce qu'il veut !
    C'est un effronté !
    Sans scrupule ni Dieu !
    Pas de morale ni d'amour !.
    C'est un être décharné

    Portant une grande cape d'imbécile
    Il marche avec sa canne blanche en aveugle de tes sentiments
    Il chasse ta joie source de chaleur thermale

    te donne du chagrin d'amour en abonnement non demandé

    Te rappelle tes biens-aimés en poussière pour le plaisir

    De te harceler par la fenêtre ouverte vers l'au-delà

     

    Tu sais
    Ne t'en fais plus
    Laisse partir tous tes fantômes

    Même les féminins
    Voilà résumé dans ta langue

    mon conseil de sage

     

    Tu sais

    Je reviens de loin

    Pour te conseiller
    Je reviendrai encore t'écrire

    Pour te parler de encore toi mon ami
    Moi là ici présente

    Un peu longue et attentive à ton désarroi

     

    Tu sais…

    Je suis revenue de loin de très loin

    Pour te donner la main

    Tu en as tellement besoin

    Encore une fois pour soutenir ton chagrin

    Encore gros un gros chagrin d'autrefois

    Tu te délivreras petit à petit

    comme sardine se sauvant du filet du pécheur

    Je compte sur toi et ta complicité

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  • Miracle fugitif
    Sur tapis persan
    Toi Prince du silence
    Du dire par le sentir

    Ton fleuve assoiffé
    Se coule dans le coude
    De ma chaleur fleurie
    Secouant la tendresse
    Sans passeport

    Milieu des années
    Du lit disparu
    Aux oreillers en larmes
    Tu t'abandonnes hâtivement

    Repartir avant une éruption
    D'émotions mal notées
    Sur le cahier du pas permis
    Ne pas se faire prendre
    Le corps dans le sac

    Furtivement au bruit secret
    Tu t'éloignes
    Duvet sans race

    Le temps d'aimer
    Aplati au minimum
    S'accroche à ta cuisse
    Te projetant dans ton livre
    Sans traduction.

     


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